David Zoppetti

David Zoppetti est arrivé au Shung Do Kwan section Kyudo à Genève en 1983. Il rentrait d'un premier séjour de 6 mois au Japon après avoir appris le japonais en autodidacte. Il souhaitait continuer la pratique du sabre et de l'arc auxquels il s'était initié durant son séjour. N'ayant pas grand chose à apprendre de la langue japonaise à l'université de Genève il décide de retourner au Japon en 1986.

 

Stage EKF de Genève, 1986, construction de l'Azuchi : 70 m, 25 cibles, 150 tonnes de sable...

Shung Do Kwan Budo, 1985, stage avec Jacques Normand

Et c'est en 1986 qu'il se fait vraiment connaître dans le monde du Kyudo européen. Il est le traducteur officiel du stage EKF de Genève dans ses 2 langues maternelles, le français et l'anglais. Les Sensei envoyés par la fédération japonaise ne s'y trompent pas, ils vont l'engager officiellement pendant plusieurs années pour les stages EKF. Après son retour au Japon nous gardons des liens très étroits. En 1988 il est admis dans la prestigieuse université de Doshisha à Kyoto et se spécialise en littérature japonaise. Il obtient la licence en 1990.

L'année suivante il est le premier occidental à être engagé par Asahi TV avec le contrat d'un japonais. Il gravit les échelons, ses reportages autour du monde et ses interventions en direct dans la plus célèbre émission d'information de l'époque lui donne vite une belle notoriété. Quand ses documentaires l'amènent en Europe il m'engage comme caméraman. Mais parallèlement il se consacre à sa gande passion, l'écriture. Tous les jours il écrit en japonais. Son premier roman, “Ichigensan : Le nouveau venu“ [1] gagne le prix “Subaru“ en 1997, il est nommé pour le prix “Akutagawa“, l'équivalent du Goncourt. Le livre est adapté au cinéma et remporte le premier prix du festival “Kyoto Cine Mesena“.

S'il ne pratique plus les arts martiaux depuis longtemps, le 3ème Dan acquis en Kyudo dans les années 80 sous la conduite des maîtres Urakami et Kitajima, n'a cessé d'avoir une influence considérable pour le Kyudo en Europe.

 

Un jour, nous prenions le thé au Dojo pendant une petite pause lors de l'entrainement. Kitajima Sensei avait bien vu a quel point le désir de cibler était fort en moi et il m'a dit d'une voix toute tranquille "le Kyudo est comme la vie, plus tu désires ardemment obtenir quelque chose, plus tu désires contrôler quelques chose, plus cette chose va se dérober de toi, se distancer de toi. Il faut devenir 無 (Mu), c'est à dire vide de tout désir de possession ou de contrôle et les choses viendront naturellement à toi."

Peu de pratiquants le savent, mais grâce à sa maîtrise de la langue, et par sa connaissance de la culture dans laquelle il est maintenant immergé depuis plus de 30 ans, il a indirectement beaucoup apporté, je suis bien placé pour vous en parler.

J'ai rencontré Furusawa Sensei en 1989 au stage EKF en Finlande. Dès le stage d'Annecy en 1990 où il est de nouveau notre interprète officiel, David va consacrer beaucoup de temps et d'énergie pour me faire accepter chez Furusawa Sensei et préparer mon premier séjour de 3 mois en 1992. Sans David je ne serais sans doute jamais devenu le disciple d'un Hanshi pendant 15 ans.

 

Au début des années 2000, une petite caméra accompagne mes séjours au Japon. Un film très personnel sur ma relation avec Furusawa Sensei, mais aussi sur mon amitié avec David va naître en 2004. “Nyumon“ a aujourd'hui été vu plus de 20'000 fois sur YouTube.

C'est surtout en 2010 que la grande aventure va commencer. Je suis tenté de réaliser un petit documentaire sur le Kyudo, mais j'hésite. Dans un restaurant d'Annemasse, David est catégorique, je dois réaliser un grand documentaire TV. Banco, la décision est prise. Pendant 4 ans il va m'aider à obtenir les autorisations auprès de l'ANKF, mais aussi dans d'autres lieux où les japonais ne laissent pas facilement entrer une caméra de télévision.  Il engage sur place une équipe et le matériel technique, organise la logistique des 4 tournages au Japon entre 2010 et 2014. Il conduit toutes les interviews, puis passera un temps considérable à traduire en français  les dizaines d'heures enregistrées avec les Sensei.

Tournage de Mato no Muko..

Stage Shidosha octobre 2014 à Tokyo, 

David le journaliste et l'écrivain redevient le temps d'une journée le traducteur des stages es années 80.

Mato no Muko, “Au-delà de la cible“, est acheté et diffusé par la Télévision suisse en 2015, et beaucoup de pratiquant de Kyudo achètent le DVD qui a été sous-titré en anglais. Puis des extraits d'interviews qui n'ont pas été utilisés pour Mato no Muko vont permettre le montage d'un film destiné essentiellement au pratiquants, “Au-delà du film“. Ces témoignages des plus grands Sensei japonais, c'est à David que nous les devons, et vos nombreux messages démontrent la valeur de ce trésor dont nous disposons aujourd'hui. Beaucoup d'articles publiés aujourd'hui sur AKTOP, c'est en grande partie à David Zoppetti que nous les devons.

 

Au centre notre preneur de son pendant les 4 années du tournage, Ogura San.

[1] Ichigensan, The Newcomer, a été traduit en anglais et publié en 2011 par Ozaru Books, UK 

 

Ichigensan is a gentle romance where the normal 'boy meets girl' scenario is complicated by numerous factors. She's blind ... he's an outsider ... they're living in Japan ... and not just Japan, but Kyoto, one of the most attractive of cities, yet one whose society is perhaps harder to penetrate than any other, with prejudice on all sides.

 

The best-selling novel won the Subaru Prize for Literature in 1996, and was later made into a hit film starring Edward Atterton. This is the first published translation into English.

 

"A beautiful love story" (Japan Times)

"Sophisticated.: subtle... sensuous... delicate... memorable... vivid depictions" (Asahi Evening News)

 

"Striking ... fascinating ... " (Japan PEN Club) "Refined and sensual" (Kyoto Shimbun)

"She said her daughter hadn't had much contact with foreigners." Sipping my coffee, I listened to Nakayama-son's explanation.

So she was blind. No wonder she walked that way. Through the cloud rising from my cup, I stared at the sleet falling on the campus. I had sobered up, and my head was surprisingly clear.

There were a million things I suddenly wanted to do in life. To start with, I desperately wanted to meet that young woman.

 

I

L'amitié est toujours là... et l'aventure continue !

 

Erick Moisy

Février 2019

 

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